Le Folk coréen d’aujourd’hui provient du « T’onga guitar » créé dans les années 60-70 à partir du folk et de la pop américaine. Il se mélange avec d’autres genres musicaux comme le Folk rock. Il existe bien avant le folk coréen contemporain un autre genre de musique folk considérée comme traditionnelle.

Source Un des genres traditionnels du folk coréen : le Pansori.

Source Un des genres traditionnels du folk coréen : le Pansori.

Le mot anglais « folk » désigne les gens du peuple, il a la même origine que le mot allemand « volk » pour nation. Beaucoup de personnes ont tendance à mélanger la musique pop puisqu’elle provient aussi du peuple. Donc le folk qu’on pouvait traduire comme musique « populaire » est désormais considéré comme une musique populaire dite de tradition orale. C’est-à-dire des chansons provenant du peuple servant à passer un message de protestation envers des sujets sensibles et polémiques, ce qui n’est pas le cas dans la musique pop à l’heure actuelle.

En Corée du sud, deux artistes majeurs sont généralement cités lorsque nous parlons du folk coréen : Han DaeSoo et Kim MinKi.

Han Daesoo – To the happy world sortie en 1974.

Avec l’influence des artistes américains tels que John Lennon, Leonard Cohen ou encore Bob Dylan, Han DaeSoo revient à la musique en 1974 après avoir servi à l’armée. Ces deux premiers albums ne critiquent pas ouvertement la politique coréenne pourtant assez pour que le Président Park Chun-Hee les censure comme il l’a fait pour Shin JunHyung (pour le rock). Pour échapper au même sort, Han DaeSoo s’exile à New York et forme un groupe mais celui-ci ne dure pas à cause de sa faible popularité. Il continuera sa carrière dans la Photographie jusqu’en 1989. Rappelé par son producteur qui avait produit ses deux premiers albums, Han revient en Corée et profite de la politique plus ouverte de Roh TaeWoo pour reprendre le Folk tourné vers la politique. Sa musique est simple mais reste forte dans ses propos.

Kim Min Ki – 아침 이슬(Morning dew) sortie en 1971 et banni par le gouvernement de Park ChungHee.

Kim MinKi aussi parle de politique mais reste principalement centré sur la Jeunesse. Il parle de l’Américanisation de la Corée du Sud et d’un questionnement perpétuel concernant la Corée du Nord et du Sud. Il fut censuré lui aussi et était de plus un être majeur de la « Norae Undong » (Song Movement) qui accompagna les mouvements des jeunes pour un changement social durant les années 70-80 contre le Gouvernement. Les « Norae Undong » font parties des « Minjung Gayo » ( 민중 가요) qui signifie littéralement « Chanson du Peuple ». Ces chansons étaient utilisés pour montrer leur mécontentement envers les politiques dictatoriales et militarisées des présidents Park ChungHee (1963-1979) et Chun DooHwan (1980-1988).