La musique folk et traditionnelle ?

« Étymologiquement, une musique folklorique est une musique propre à un pays, une culture, un peuple, utilisant des instruments typiques de ceux-ci ».

La Corée a su conservée ce genre musical qui se mêle bien trop souvent à la musique dite traditionnelle. À dire vrai, la frontière entre les deux est si fine que même les spécialistes s’y perdent.

À l’heure d’aujourd’hui, la musique traditionnelle et folklorique s’interpénètrent. Cela s’explique par une envie de faire grandir la base de la musique traditionnelle d’autrefois dans un environnement moderne : folklorique, pour ainsi s’éloigner des sentiers limités du rock, pop, hip-hop, etc.

La musique Folk d’autan.

Mais autrefois, la musique folk était aussi la musique du peuple, celle non pratiquée dans des cérémonies officielles telles que les mariages ou enterrements ou dans le cas de la Corée les cérémonies chamaniques et royales. À cette époque, la musique folk se démarque de la musique traditionnelle.

Il y a plusieurs sortes de musiques folkloriques traditionnelles (pour la démarquer de la musique folk d’aujourd’hui).

Arirang, hymne officieux de la Corée.

L’une des plus connus serait la chanson, Arirang. Elle est souvent apparentée comme l’hymne officieux mais représentatif de la Corée. Plusieurs variations de cette chanson se trouvent dans les différentes régions de la Corée (par exemple, Jindo Arirang -진도 아리랑- pour la région de Jeolla). Arirang est encore plus remarquable quand l’on se rend compte qu’elle a au moins 600 ans d’âge.
Le nom de cette chanson est à la base un passage dans les montagnes. L’ensemble des versions de cette chanson décrive les difficultés vécues par le protagoniste lorsqu’il traverse justement ce passage dans les montagnes.

Source, Interprétation du Pansori.

Source, Interprétation du Pansori.

Ce n’est que vers le quinzième siècle, la musique coréenne s’éloigne peu à peu du schéma chinois.
Dans le même temps, toujours dans cet élan de transition, des traditions folkloriques se développent : le Pansori et le Sanjo. Leurs particularités d’être instable et dans l’incapacité de la retranscrire avec notre système occidental donnent à ces traditions folkloriques toute leur beauté et apportent fascination. Ces chansons sont joués en fonction de l’humeur de son interprète et de l’effet voulu.

Interprétation d’un chant Pansori.

Le pansori est un opéra coréen composé de chants épiques narratifs. Il peut durer parfois jusqu’à huit heures de prestation. De son nom, « Pan » qui signifie « grande scène » et « sori » provenant de « son », cet opéra invite le spectateur à ne faire qu’un avec l’artiste narrateur.

Concours et interprétation du Gayageum Sanjo.

Le Sanjo a été développé à partir du pansori, principalement des chants populaires et chamaniques de la région du Sud-Ouest, le Jeolla. Ces pièces créées par Kim Changjo au 19ème siècle sont tout d’abord jouées au Gayageum puis seront adaptées à d’autres instruments traditionnels.

minsogak

Minsogak est une musique folklorique à l’allure rapide et dynamique qui est une variation de la musique paysanne Pungmilnori et nongak, ainsi que chamanique, Sinawi (Musique d’improvisation utilisée pour influencer les esprits lors des cérémonies).

D’autres musiques folkloriques sont apparues, souvent dérivées des musiques les plus prépondérantes.