La Musique Indépendante, un monde parallèle !

« Musique indépendante » est un terme qui englobe de nombreux styles de musiques. Au sens large, cela représente le côté indépendant de la musique dans le processus de production et de promotion.

Quelle est la différence avec la Pop coréenne dite K-Pop ?

Bien qu’on puisse dire que la K-pop ou Vague Hallyu, soit créée dans le but d’exporter la culture coréenne à l’Internationale, la musique indépendante a un but plus souple et simple : Faire sa propre musique.
La Musique Indépendante coréenne appelée aussi K-Indie en anglais rassemble le Rap Underground, Hip-Hop, Pop, l’électronique, le folk, le trot et bien d’autres combinaisons de styles musicaux, même les plus impensables.

Un groupe indépendant qui jouent dans les rues de Hongdae, quartier jeune de Séoul.

Sa naissance, dans la globalité, est marquée par l’invasion japonaise mais surtout à la libération de l’emprise de celle-ci. La venue des américains et soviétiques à la rescousse des coréens apportent une large ouverture d’esprit, toutefois déchirée par la guerre de Corée qui s’en suit.
Dans les années 1950, tout commence. Bien que la guerre de Corée est ravagée le pays et la divisait en deux, le monde se doit de continuer à tourner. Alors les gens s’activent, reconstruisent et grandissent dans un désert dépouillé puis dans un désert de bâtisses construites de plus en plus vite et de plus en plus hautes.

La société installée et en perpétuel changement peut se reconstruire sur d’autres plans : la musique. Bien que la politique introduit une censure et un blocage vis-à-vis de la musique, cela ne l’a pas empêché de grandir.
La musique traditionnelle dite « Kugak » (국악) est celle qui pré-domine sur le territoire coréen, un héritage inscrit dans la future modernité du pays.

Si vous êtes curieux de savoir ce qu’est le Kugak, voici un exemple ci-dessus.

La musique indépendante dans sa forme la plus large ne s’inspire pas réellement de la musique occidentale dont elle a pu tirer un savoir-faire mais on dit plutôt qu’elle s’unit avec l’art occidental.

MIJI (국악그룹) performe K New comme du Kugak contemporain.

Par le biais de cette union musicale, les sud-coréens savent diluer le vieux dans le nouveau : Inclure la tradition dans la modernité est l’image de la société coréenne à cet instant et même aujourd’hui.

Cela créa une évolution de la musique coréenne sous différentes formes. Beaucoup de musiciens osent le pari. Comme Jambinai qui, par sa nature post-rock, affiche la particularité des instruments traditionnels coréens au sein du groupe. Une harmonie qui produit des étincelles sonores :

Jambinai (잠비나이) – Time of Extinction (소멸의 시간) datant de 2013.

Mais la musique indépendante est avant tout un cocon de production musicale libre, né dans la rue et élevé par des artistes indépendants qui ne rentrent pas dans le moule de la pop industrielle.

Certes, tout a débuté avec la musique traditionnelle qui fut la seule musique connue en Corée jusqu’à l’arrivée des japonais fin dix-neuvième siècle. Cependant, une nouvelle aire s’ouvre après la séparation de la Corée en deux. Les années 1950 annonce le rock et d’autres genres sur les bases américaines installées en Corée durant la guerre.
Bien vite refoulée par le nouveau pouvoir politique, la musique occidentale se mélange petit à petit à la musique traditionnelle coréenne et incite aussi un confluent, une union et une nouvelle création de genres musicaux en Corée.

Aujourd’hui, un nombre incalculable de genres musicaux est avancé sur la scène sud-coréenne. L’univers underground évolue et attire de plus en plus de personnes. Elle attise la curiosité de par sa variété et diversité.

Seriez-vous prêts à les découvrir ?